EDITO par Jean-Luc Aimé / Liberté chérie...

 

 

Résister à la haine
Résister au désir de me replier sur moi-même ...

 

Constater ma tristesse et ma colère,
Constater que le cours normal de ma vie n'est plus normal.
Compter les morts, sans oublier les tueurs, qui sont aussi les victimes d' un champ de combat, où terreur, instrumentalisation et mensonge sont la règle.
Garder pied avec l' humanité universelle, qui traverse le temps et les hommes
Sans croire que les frontières quelles qu'elles soient, les murs et les barrières, séparent l' humain de l' inhumain.
Je veux continuer de vivre en donnant le corps que j' aime à l' humanité.
C'est cette exigence au delà de moi-même qui devient processus de signification.

 

Pendant ce temps, notre pays, attaqué, établit un état d'urgence ; très bien, c'est nécessaire, pour nous armer en urgence. Puis notre pays décrète une prolongation de trois mois ; Pas bien, ça n'a pas lieu d'être sur une aussi longue période.

 

Tout d'abord parce que ce que semble nous apporter l'état d'urgence n'est pas nécessaire;

comme le dit Isabelle Atard, députée, " Tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui pouvait l’être sans décréter l’état d’urgence, que ce soit les perquisitions de jour ou de nuit, les assignations, les expulsions d’imams dangereux... C’est un problème de moyens : on a peu de juges en France et on ne renouvelle pas les postes, du coup tout ça prend plus du temps. Et du coup, on estime qu’il faut s’en passer pour aller plus vite encore !"


Et puis parce que d'autres combats, avant la COP 21 sont nécessaires, pour défendre l'écologie confisquée par les politiques "lobbytisés" )c'est un mot que j'invente mais qui a du sens aujourd'hui), et par le green-washing des multinationales qui prennent la place et la parole.

Etat d'urgence; plus aucun droit à manifestation.
Une pierre, deux coups.

 

S’il n’y a plus de séparation des pouvoirs, vous n’avez plus la justice pour contrôler l’exécutif, c’est effectivement un danger pour la démocratie.

 

Notre pays répond à la haine par la haine, répond à la déclaration de guerre de Daech par la suppression de nos propres droits, pour 3 mois, sans raison, et avec dans l'histoire de l'humanité aucun exemple récent ou ancien où une situation "temporaire " de suppression de contrôle ne s'est pas prolongée indéfiniment.

 

Autant dire que Daech a gagné en une seule bataille!

 

Jean-Luc Aimé.

 

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Commentaires : 1
  • #1

    bouchta nicole (vendredi, 04 mars 2016 20:28)

    quand je lis un édito comme celui ci, moi personnellement je reste sans voix et ne peut rien ajouter ,a part,respect,